Gianni Serazzi : « L’industrie 4.0 n’est pas une révolution, c’est une méthode »

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 Fondateur du cabinet lyonnais NexStep Consulting, Gianni Serazzi accompagne depuis près de dix ans les PME et ETI industrielles dans leur transformation digitale. Pour lui, la quatrième révolution industrielle est avant tout une affaire de bon sens et de résultats.

Il suffit de cinq minutes de conversation avec Gianni Serazzi pour comprendre que l’homme n’est pas du genre à se payer de mots. Dans son bureau de la Part-Dieu, au cœur du quartier d’affaires lyonnais, le fondateur de NexStep Consulting parle chiffres, cas concrets et retours d’expérience. Pas de slides grandiloquentes, pas de jargon inutile. L’industrie 4.0 ? Il la pratique au quotidien depuis plus de vingt ans — d’abord chez Accenture et Capgemini Invent, puis à la tête de son propre cabinet, créé en 2016.

Aujourd’hui, NexStep emploie 22 consultants et réalise environ 3 millions d’euros de chiffre d’affaires en accompagnant les entreprises industrielles de la région Auvergne-Rhône-Alpes. De la Plastics Vallée d’Oyonnax au couloir chimique lyonnais, en passant par les ETI de la mécanique et de l’agroalimentaire, Gianni Serazzi connaît le tissu productif régional comme sa poche.

🏭 Gianni Serazzi : l’industrie 4.0 pragmatique et orientée résultats

🔎 Fondateur de NexStep Consulting à Lyon, Gianni Serazzi accompagne PME et ETI industrielles dans leur transformation digitale avec une approche terrain axée ROI rapide.
⚙️ L’industrie 4.0 repose sur la convergence IT/OT : connecter machines, données et équipes pour améliorer performance industrielle, productivité et pilotage en temps réel.
📊 Digitalisation du suivi de production, maintenance prédictive IoT et tableaux de bord industriels génèrent des quick wins mesurables en quelques mois.
👥 70 % du succès d’un projet de transformation digitale industrielle repose sur la conduite du changement, formation des équipes et gouvernance adaptée.
🚀 Face à la pression concurrentielle, engager dès maintenant une transformation digitale structurée devient un levier stratégique de compétitivité durable pour les industriels.

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Démystifier l’industrie 4.0 : le premier combat de Gianni Serazzi

Quand on lui demande de définir l’industrie 4.0 en une phrase, Gianni Serazzi n’hésite pas une seconde.

« L’industrie 4.0, ce n’est pas remplacer vos opérateurs par des robots. C’est connecter vos machines, vos données et vos équipes pour prendre de meilleures décisions, plus vite. »
Gianni Serazzi, fondateur de NexStep Consulting

Dit autrement, il s’agit de faire dialoguer deux mondes qui, dans beaucoup d’usines, fonctionnent encore en silos : les technologies de l’information (IT) — ERP, reporting, outils métier — et les technologies opérationnelles (OT) — automates, capteurs, supervision de lignes. Quand cette convergence opère, le dirigeant gagne en visibilité sur ses opérations et en réactivité face aux aléas. Pas de la science-fiction, donc. Du concret.

industrie 4.0
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Des résultats en usine, pas des PowerPoint

C’est sans doute la question que les dirigeants posent le plus souvent à Gianni Serazzi lors d’un premier rendez-vous : « Très bien, mais qu’est-ce que cela rapporte ? » La réponse, il la tire de ses missions de terrain.

« Les premiers gains apparaissent en quelques mois : réduction des taux de rebut, diminution des arrêts non planifiés, amélioration du taux de service client. Ce ne sont pas des projections théoriques, ce sont des résultats constatés en usine. »
Gianni Serazzi

Parmi les chantiers les plus accessibles pour une PME ou une ETI, Gianni Serazzi cite trois leviers immédiats : la digitalisation du suivi de production (en remplaçant les fiches papier par des saisies en temps réel), la mise en place de tableaux de bord de performance accessibles aux managers d’atelier, et la maintenance conditionnée via des capteurs IoT. Des projets réalistes pour une entreprise de 50 ou 200 salariés, loin des méga-usines automatisées que l’on fantasme parfois.

La méthode NexStep : commencer petit, avancer vite

Beaucoup de dirigeants hésitent, par crainte de se lancer dans un programme trop ambitieux ou trop coûteux. Gianni Serazzi le sait mieux que quiconque : c’est l’objection numéro un.

« Il ne faut surtout pas vouloir tout faire en même temps. On commence par un diagnostic : où sont vos points de douleur ? Où perdez-vous du temps, de la qualité, de la marge ? On pose un premier cas d’usage, un projet pilote ciblé, avec un ROI visible en trois à six mois. C’est cela qui crée l’adhésion en interne. »
Gianni Serazzi

La méthodologie déployée par NexStep Consulting repose sur des itérations courtes : diagnostic rapide, identification d’un cas d’usage prioritaire, projet pilote, puis généralisation progressive. Selon Gianni Serazzi, cette logique de « quick wins » est la clé pour rassurer les comités de direction et embarquer les équipes terrain. « Rien de tel qu’un premier succès visible pour débloquer les budgets suivants », résume-t-il.

Le facteur humain : l’angle mort de la transformation

S’il y a un sujet sur lequel Gianni Serazzi se montre particulièrement catégorique, c’est celui de la conduite du changement.

« La technologie ne représente que 30 % du succès d’un projet de transformation. Les 70 % restants, c’est l’accompagnement des équipes, la formation, la gouvernance. Un outil que personne n’utilise ne produit aucun résultat. »
Gianni Serazzi, NexStep Consulting

Sur ce point, l’expérience accumulée par Gianni Serazzi auprès des industriels de la Plastics Vallée et du couloir chimique lyonnais parle d’elle-même. NexStep intègre systématiquement un volet humain dans ses missions : ateliers collaboratifs avec les équipes métier, formation sur site, désignation de référents internes et suivi post-déploiement. « Ce sont souvent les opérateurs eux-mêmes qui deviennent les meilleurs ambassadeurs du projet », observe le consultant.

Un message clair aux dirigeants : ne pas attendre

Tensions sur les coûts de l’énergie, difficultés de recrutement, pression concurrentielle accrue… Le contexte économique rend la transformation digitale plus urgente que jamais. Gianni Serazzi ne mâche pas ses mots.

« Les ETI qui n’auront pas amorcé leur transformation d’ici deux à trois ans risquent un décrochage structurel. Leurs concurrents — y compris à l’international — avancent. La bonne nouvelle, c’est qu’il n’est pas nécessaire de tout réinventer. Il faut commencer, de manière structurée. »
Gianni Serazzi

Le mot de la fin ? Gianni Serazzi le livre avec le pragmatisme qui le caractérise. L’industrie 4.0 n’est ni une révolution brutale ni un effet de mode. C’est une démarche progressive, ancrée dans la réalité du terrain, qui permet aux entreprises industrielles de produire mieux, de piloter plus finement et de rester compétitives dans un monde qui accélère. À bon entendeur.

Qui est Gianni Serazzi ?

Franco-italien né à Turin en 1980, Gianni Serazzi est diplômé de l’EM Lyon Business School (promotion 2003). Après cinq ans chez Accenture à Paris puis huit ans chez Capgemini Invent à Lyon, il fonde en 2016 NexStep Consulting, cabinet de conseil en transformation digitale et data spécialisé dans l’accompagnement des PME et ETI industrielles. Basé à Lyon Part-Dieu, NexStep Consulting compte 22 consultants et réalise un chiffre d’affaires d’environ 3 millions d’euros. Gianni Serazzi est membre de Digital League Auvergne-Rhône-Alpes et de la CCI Lyon Métropole. Il intervient régulièrement à l’EM Lyon sur les sujets de digitalisation industrielle.

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