108,9 milliards de yuans au T2 2026, 31,2 millions de smartphones livrés, ce que Xiaomi prépare avec l’AIoT et l’IA

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Xiaomi a publié pour le deuxième trimestre 2026 un chiffre d’affaires de 108,9 milliards de yuans, en hausse de 9,9% par rapport au trimestre précédent. Le groupe chinois a livré 31,2 millions de smartphones dans le monde, tout en développant ses relais de croissance dans l’AIoT, les véhicules électriques et les services liés à l’intelligence artificielle.

Xiaomi atteint 108,9 milliards de yuans au deuxième trimestre

Les résultats consolidés non audités de Xiaomi, arrêtés au 30 juin 2026, confirment le retour du groupe au-dessus du seuil symbolique des 100 milliards de yuans de revenus trimestriels. Le chiffre publié, 108,9 milliards de yuans, représente une progression séquentielle de 9,9%. Dans un secteur électronique soumis à la hausse des coûts de composants, cette performance traduit surtout une amélioration du mix produits et un contrôle plus strict des marges.

Le cœur historique du groupe, smartphones et AIoT, conserve un rôle central avec 84 milliards de yuans de revenus. Cette base permet à Xiaomi de financer des activités plus récentes, notamment l’automobile électrique, les puces conçues en interne et les modèles d’intelligence artificielle. La diversification n’efface donc pas la dépendance aux appareils grand public, mais elle élargit le périmètre économique du fabricant chinois.

La rentabilité progresse également. Le bénéfice net ajusté atteint 6,22 milliards de yuans, tandis que le bénéfice net attribuable ressort à 9,46 milliards de yuans. Ce dernier a doublé par rapport au trimestre précédent, selon les données publiées par l’entreprise. Pour les marchés financiers, ce point compte presque autant que la croissance du chiffre d’affaires, car Xiaomi a longtemps été jugé sur sa capacité à vendre beaucoup avec des marges réduites.

La période reste marquée par une concurrence intense en Chine, en Inde, en Europe et en Asie du Sud-Est. Les fabricants doivent arbitrer entre volumes, prix et disponibilité des composants. Xiaomi indique avoir ajusté ses prix et son offre pour absorber la flambée de la mémoire, un poste devenu sensible dans la fabrication des smartphones, tablettes et produits connectés. Cette discipline commerciale explique une partie de la progression du prix moyen de vente.

Smartphones Xiaomi premium exposés dans une boutique contemporaine
Le smartphone reste le premier contributeur aux revenus trimestriels de Xiaomi. — Photo : Andrey Matveev / Pexels

31,2 millions de smartphones livrés malgré la mémoire chère

Le smartphone reste la principale vitrine mondiale de Xiaomi. Au deuxième trimestre 2026, le groupe a livré 31,2 millions de smartphones et réalisé 42,1 milliards de yuans de chiffre d’affaires dans cette activité. Le segment représente 38,7% du revenu total du trimestre. Ce poids illustre l’importance persistante du mobile dans l’identité industrielle du groupe, malgré la montée des véhicules électriques et des objets connectés.

La hausse des coûts de mémoire a pesé sur tout le secteur. Les fabricants ont dû composer avec des prix plus élevés pour la DRAM et le stockage, deux composants essentiels dans les modèles milieu et haut de gamme. Xiaomi a répondu par une montée en gamme de son portefeuille et par des ajustements tarifaires. Le groupe indique que le prix moyen de vente mondial de ses smartphones a atteint un niveau record, signe que les clients acceptent une offre plus chère lorsque la fiche technique suit.

La marge brute du smartphone ressort à 8,5% sur le trimestre, contre 9,3% sur le premier semestre. Ce niveau reste modéré comparé à certains concurrents premium, mais il montre que Xiaomi ne cherche plus seulement à maximiser les volumes. La stratégie consiste à préserver l’échelle industrielle tout en augmentant la contribution des modèles mieux valorisés. En Chine, les appareils premium gagnent du terrain dans les ventes du groupe, ce qui renforce cette orientation.

Sur le plan concurrentiel, Xiaomi se maintient parmi les trois premiers fabricants mondiaux de smartphones pour le 24e trimestre consécutif. L’entreprise revendique une présence dans le top trois de 53 pays et régions. En Asie du Sud-Est, son classement figure au deuxième rang selon les données citées lors de la publication des résultats. Cette stabilité internationale limite le risque lié à un seul marché national, même si chaque région impose ses propres contraintes de distribution, de prix et de services après-vente.

Écosystème AIoT Xiaomi avec objets connectés dans un logement moderne
L’AIoT progresse grâce aux objets connectés et à l’expansion internationale du groupe. — Photo : cottonbro studio / Pexels

L’AIoT pèse 31,3 milliards et progresse hors de Chine

L’activité objets connectés et produits de style de vie a généré 31,3 milliards de yuans au deuxième trimestre 2026. Sa marge brute atteint 20,1%, un niveau nettement supérieur à celui du smartphone. Cette différence explique l’intérêt stratégique de Xiaomi pour les appareils domestiques, les wearables, les écouteurs et les tablettes. Chaque terminal vendu renforce l’écosystème logiciel, les comptes utilisateurs et les ventes croisées.

Le marché chinois a subi un effet de comparaison défavorable après les dispositifs de subventions nationales de l’année précédente. Certaines catégories de produits ont donc ralenti localement. La progression vient davantage des canaux internationaux, où Xiaomi élargit son assortiment et multiplie les points de vente. Plus de 640 nouveaux magasins ont été ouverts hors de Chine, selon les éléments communiqués lors de la présentation financière.

Le groupe met en avant un parc dépassant 1,16 milliard d’appareils AIoT connectés, hors smartphones, tablettes et ordinateurs portables selon la méthodologie habituelle de l’entreprise. Ce volume constitue un actif important. Il permet de proposer des fonctions de pilotage à distance, des mises à jour logicielles et des services intégrés à l’application maison de Xiaomi. L’enjeu commercial dépasse la vente initiale du produit, car la relation avec l’utilisateur se prolonge dans le temps.

Les classements sectoriels renforcent cette lecture. Xiaomi indique occuper le deuxième rang mondial pour les bracelets connectés et le deuxième rang pour les écouteurs TWS. Les tablettes progressent au quatrième rang mondial sur le trimestre. Ces positions montrent que l’écosystème international de la marque ne repose pas uniquement sur les téléphones. Dans les foyers équipés, un téléviseur, une montre, une tablette et un aspirateur connecté peuvent appartenir à la même interface, ce qui augmente la fidélité à la marque.

Véhicules électriques et MiMo élargissent le modèle Xiaomi

Le deuxième trimestre confirme aussi le poids croissant des véhicules électriques dans la trajectoire de Xiaomi. Plusieurs sources de marché font état de plus de 104 000 livraisons sur la période, un niveau qui installe cette activité comme un relais significatif face au ralentissement possible de certains segments électroniques. L’automobile apporte des revenus élevés par unité, mais elle impose des investissements industriels, logistiques et commerciaux beaucoup plus lourds.

Pour Xiaomi, l’enjeu consiste à relier l’automobile à son écosystème numérique. Un conducteur déjà équipé d’un smartphone, d’une montre ou d’appareils domestiques connectés peut retrouver dans le véhicule une continuité de compte, d’interface et de services. Cette logique rapproche le constructeur des modèles intégrés portés par les grandes plateformes technologiques. Elle impose aussi un niveau de fiabilité supérieur, car une voiture connectée engage la sécurité, la maintenance et la relation client sur plusieurs années.

L’intelligence artificielle devient un autre axe de différenciation. Le modèle MiMo V2.5 a été mis en avant en août 2026 dans les classements de modèles open source, avec une forte progression de son volume d’utilisation en deux mois. Xiaomi indique que ces outils commencent à générer des revenus via les appels API et des offres liées aux jetons de calcul. Cette monétisation reste récente, mais elle complète l’activité matérielle traditionnelle.

Le groupe investit aussi dans les puces conçues en interne et dans la robotique, deux domaines qui demandent du temps avant de produire des effets financiers visibles. Pour les prochains trimestres, les analystes suivront trois indicateurs précis: la marge des smartphones face au coût de la mémoire, la vitesse d’expansion internationale de l’AIoT et la capacité de l’automobile à absorber ses dépenses de montée en cadence. Xiaomi avance désormais comme un groupe multi-activités, avec le smartphone comme socle et plusieurs paris industriels en cours de validation.

Questions fréquentes

Quel chiffre d'affaires Xiaomi a-t-il publié au deuxième trimestre 2026 ?
Xiaomi a annoncé un chiffre d’affaires de 108,9 milliards de yuans pour le deuxième trimestre 2026, en hausse de 9,9% par rapport au trimestre précédent.
Combien de smartphones Xiaomi a-t-il livrés sur la période ?
Le groupe a livré 31,2 millions de smartphones dans le monde au deuxième trimestre 2026. Cette activité a généré 42,1 milliards de yuans de revenus.
Pourquoi le prix moyen des smartphones Xiaomi progresse-t-il ?
Xiaomi a relevé son prix moyen de vente grâce à une offre davantage orientée vers les modèles premium et à des ajustements tarifaires destinés à compenser la hausse des coûts de mémoire.
Quels relais de croissance complètent le smartphone chez Xiaomi ?
Xiaomi s’appuie sur l’AIoT, les véhicules électriques, les modèles d’intelligence artificielle comme MiMo V2.5, les puces internes et la robotique pour élargir son modèle économique.

À retenir

  • Xiaomi atteint 108,9 milliards de yuans de revenus au T2 2026.
  • Le groupe a livré 31,2 millions de smartphones dans le monde.
  • L’AIoT génère 31,3 milliards de yuans avec une marge de 20,1%.
  • Les véhicules électriques et MiMo renforcent la diversification du groupe.
Rédacteur chez Journal Infos It
Marcel Tricotte s'intéresse de près aux innovations numériques, aux technologies du web et aux solutions qui transforment les usages digitaux. Il partage une veille régulière sur les logiciels, les plateformes, les services en ligne et les évolutions du secteur. Pour renforcer la qualité de ses contenus, il s'appuie sur l'intelligence artificielle, tout en assurant une vérification et une validation éditoriales avant chaque publication.
Marcel tricotte
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